Hong-Kong une ville de toutes les couleurs
Ouh la ! Pas de nouvelle depuis le 4 janvier. Ce blog prend la poussière. Pourtant on ne s’est pas ennuyé ces dix derniers jours.
Comme on vous l’avait annoncée, on est parti à Hong-Kong. C'était magique.
Laurent, un copain, nous avait parlé de la Chunkey mansion. On s'y est rendu dés notre arrivée. Sur les champs Elysée locales, l’immeuble fait tâche, espèce de ville dans la ville, bâtiment monstre qui rouille. On y parle toutes les langues, on y croise des Indiens enturbannés, des Africains en boubou des baba russes. A la fois bazar, centre internet, kebab, restaurant indien, lieu de tous les trafics, couchage pour travailleurs immigrés et voyageurs pas trop fortunés, c'est là qu'on voulait poser nos bagages.
Laurent nous avait conseillé une pension au seizième étage du bloc C, propre contrairement à d’autres et tenue par une petite vieille de Shanghai. On se pointe au bloc C, 16e étage, on sonne, la petite vieille est un sacré gaillard tout noir. Ghanéen je crois. On regarde les chambres euh, cabines seraient plus appropriées :3m², un lit, un chiotte, une douche, au dessus du chiotte, évidemment, une télé et même un simili bureau. Bien agencé. En tout cas pas de bébêtes, plutôt propre, on tope là avec notre logeur et on part se promener.
A peine 100m plus bas, le bord de mer. Grandiose. En face, c'est Hong-Kong Island, des buildings de toutes les époques, des néons qui vantent les mérites du grand tout et n'importe quoi et qui cohabitent sans complexe aucun avec un site magnifique, forêt tropicale et mer du Sud.PFFF Assommés par tant de beauté et par notre journée de transport, on n’est pas resté très longtemps devant le panorama, on a filé dans notre cabine.
Un secret pour vous, surtout ne le répétez pas. Hong-Kong c'est beau et on s'y sent bien. Le climat et la langue y sont sûrement pour quelque chose. Finalement l’anglais c’est un peu notre langue maternelle (et c'est moi qui le dis)
Parce qu’en deux jours et demi on avait peur de s’ennuyer à Hong Kong, on s’est offert un extra à Macao. Ancienne colonie portugaise avec ses églises, ses bacalhaus et ses temples bouddhistes( quand même), on se serait un peu cru en Espagne. Sûrement parce que je ne connais pas le Portugal. Sympa, sauf les gens. On s’est fait agresser partout, une pute a même dit à Benjamin d’aller « se faire foutre ». Il vous racontera ça quand il sera en forme.
Puis on est rentré chez nous. C’est quand on part qu’on réalise que Shanghai c'est chez nous, que notre appartement de Nandan dong lu c’est notre nid douillet. Comme quoi l’être humain est foncièrement adaptable parce qu’en fait de nid douillet, on ne peut pas faire plus éloigné que notre résidence toute en lignes droites et en angles tranchés. Mais c’est chez nous.
Enfin pour l’instant, c’est surtout chez moi puisque Benjamin est rentré à Paris hier. Si vous le croisez, entre Sceaux et le marché des enfants rouges, embrassez-le pour moi.
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